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2035: L’interdiction de vente de véhicules thermiques à bout de souffle…

Par notre rédaction

Paris, automne 2035. Dans moins d’un an s’expirera la grande promesse européenne : l’interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique (essence ou diesel). Un tournant historique pour la mobilité… mais l’aboutissement d’un chemin semé d’embûches.


Le compte à rebours est lancé depuis longtemps : à partir de 2035, plus aucune voiture essence ou diesel neuve ne pourra être vendue en Europe. Un objectif clair sur le papier, mais de plus en plus flou dans le rétroviseur.
Car le marché, lui, avance à un rythme bien plus heurté que prévu.


Un marché en pleine mutation… mais pas encore stabilisé

En 2025, l’Europe vit une drôle de transition. D’un côté, l’électrique séduit. De l’autre, il inquiète encore.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon les dernières données européennes, les véhicules 100 % électriques ont bondi d’environ 28 % sur un an au premier trimestre 2025. Près d’une voiture sur six vendue dans l’Union roule désormais sur batterie. Une progression solide, mais inégale selon les pays.

L’Allemagne, la Belgique ou les Pays-Bas affichent des croissances à deux chiffres.
La France, elle, tousse un peu : les immatriculations de véhicules électriques ont reculé de 6,4 % sur un an.
Et le marché global s’essouffle, avec une baisse de 8 % des ventes tous modèles confondus.

Pendant que le diesel continue sa chute libre (-41 %), l’essence résiste et même regagne un peu de terrain. Comme un symbole d’un pays encore partagé entre deux mondes : celui de la transition… et celui de la réalité du terrain.

🎥 Pour comprendre pourquoi l’électrification est présentée comme une révolution mondiale, cette vidéo le résume bien : « Véhicule électrique : une révolution irréversible est en marche ».


France : retard ou simple ajustement ?

Faut-il parler de retard, ou simplement d’une adaptation plus lente ?
La France avance, oui, mais avec ses propres contraintes.

D’abord, les aides publiques ont changé, parfois trop souvent. Bonus rabotés, conditions durcies, taxation par le poids : de quoi semer la confusion et freiner certains acheteurs.
Ensuite, le réseau de recharge reste le talon d’Achille. Les grandes villes s’équipent vite, mais dans les zones rurales, recharger une voiture reste souvent un casse-tête. Les projets de bornes “ultra-rapides” se multiplient, mais la réalité du terrain, c’est encore la borne unique au supermarché du coin.

Et puis il y a le prix.
Même avec les bonus, un véhicule électrique reste cher — surtout pour les classes moyennes ou les ménages ruraux. Beaucoup préfèrent encore miser sur un petit moteur essence fiable, quitte à repousser la conversion à plus tard.

🎥 Une vidéo récente le montre sans détour : « Voiture électrique : de la transition à la sortie de route… ». Car oui, le virage est serré, et tout le monde ne le négocie pas à la même vitesse.


2035 : une date symbolique, mais pas gravée dans le marbre

Bruxelles a fixé le cap : plus de ventes de véhicules thermiques neufs en 2035.
Mais entre la volonté politique et la faisabilité technique, un gouffre persiste.

Certains pays seront prêts. D’autres demanderont des aménagements, voire des dérogations, en misant sur des alternatives comme les e-fuels, ces carburants synthétiques censés “verdir” les moteurs thermiques existants.
Et puis, même si les ventes s’arrêtent, des millions de voitures thermiques continueront de circuler jusque dans les années 2050. L’interdiction ne fera pas disparaître le thermique du jour au lendemain — elle marquera surtout la fin d’une ère industrielle.

Deux visions s’affrontent :

  • L’optimiste, où l’électrique franchit 50 % du marché avant 2030, rendant 2035 crédible.
  • La réaliste, où le thermique garde la majorité jusqu’à la dernière minute, et où l’interdiction devra être repoussée.

Entre ambition climatique, contraintes économiques et acceptabilité sociale, la route vers 2035 ressemble de plus en plus à un col alpin : la montée est rude, et les freins grincent.

🎥 Pour aller plus loin : « Voiture électrique à tout prix : vraiment la bonne solution ? ». Une vidéo qui pose la question sans tabou.


Ce qui pourrait sauver – ou enterrer – l’objectif de 2035

Trois conditions seront décisives dans les dix prochaines années :

  1. L’accès économique
    Tant que l’électrique restera un luxe, la transition restera incomplète. Il faudra des modèles abordables, de la seconde main fiable, et une fiscalité qui soutient réellement les ménages modestes.
  2. Les infrastructures
    Des bornes partout, fiables, rapides, et accessibles. Sans ça, la promesse du “zéro émission” restera un slogan.
  3. La confiance
    Les consommateurs doivent croire à la durabilité des batteries, à la qualité du service, à la transparence sur les coûts. Sans confiance, pas de révolution.

Conclusion : un pari audacieux, mais fragile

2035 reste un horizon ambitieux, presque romantique.
Celui d’un continent qui veut tourner la page du pétrole. Mais l’utopie se heurte encore à la réalité économique et sociale.
Les écarts entre pays, la dépendance aux matières premières, les coûts de production, la lenteur du réseau de recharge… tout cela montre que la promesse du “tout électrique” ne sera pas une ligne droite.

2035 ne marquera sans doute pas la mort du moteur thermique.
Mais ce sera une étape symbolique : celle d’un basculement irréversible, où le thermique ne sera plus la norme, mais une survivance.

Et peut-être qu’un jour, on regardera nos vieilles voitures essence comme on regarde aujourd’hui une 2CV ou une R5 : avec nostalgie, mais sans regret.

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